
‘inspirant de l’esthétique des films d’horreur et d’effroi, dans une ambiance minimale “postgrunge”, Chloe Piene, réalise des films troublants et effrayants dans lesquels le spectateur se retrouve souvent face à des personnages mi-humain/mi-animal… Cette jeune artiste américaine au look captivant, aime se plonger totalement dans chacun de ses projets, mêlant vie privée et pratique artistique et cherchant à extraire le maximum de chacun de ses acteurs. Suivant ce principe, Chloe a récemment mis à plat dans son livre “Phone Call”, plusieurs conversations téléphoniques qu’elle a eues avec un détenu d’une prison américaine de l’Ohio. Faisant référence à un genre « vieux » comme la littérature, la correspondance, mais sous la forme d’une transcription téléphonique, l’artiste relate l’intimité d’une conversation dont on ne sait discerner immédiatement qui parle dans ce tête à tête virtuel. Extraits de dialogues fragmentés, discussion à bâtons rompus sur l’art, les tatouages, le manque, l’absence et les relations humaines, Chloe Piene brouille les pistes et brise sans cesse le fil de cette conversation pour n’en garder que le rythme et la mélodie…
Claire Staebler, Paris.
Chloe Piene
Phone call
Published January 2006
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