
Back from Miami Art Basel, Claire Staebler asks Loris Gréaud a few questions about his new book, origamis and fictions…
Bonjour Loris. Tu viens de publier un livre d’artiste aux éditions onestar press en pleine actualité américaine. Peux tu nous raconter comment est né ce projet? Intégralement noir et blanc, alternant dessins géométriques abstraits et dialogues, est-ce une architecture fiction ou bien une fiction architecturale que tu nous proposes?
Ce livre vient compléter et activer mon projet d’exposition “Nothing is true everything is permitted” pour Miami Art Basel - Art Kabinett dont le teaser avait été lancé quelques mois plus tôt à Londres lors de Frieze Art Fair. Le livre montre, à la manière d’un flip book, un origami en distortion continuelle, changeant de forme, de “pliage” et de proportion. Cette forme est la célèbre “Dymaxion Map of the earth” créée par Buckminster Fuller, formant un cuboctahedron. Mon intérêt au delà de la pensée fullerienne (redéfinition et pensé globale) est qu’il s’agit là véritablement d’une nouvelle représentation du monde avec laquelle on pourrait jouer, assembler, plier et recomposer une des pièces présentées dans l’exposition est cette même forme, une sculpture d’une envergure de 3 mètres développée en une feuille d’aluminium en polymiroir, donnant le sentiment que la réflexion du monde, de notre réalité, serait distordue par sa propre représentation…
Comme a ton habitude ce projet est le résultat d’une recherche collective. Quels sont les autres acteurs de ce projet?
J’ai élaboré cette oeuvre avec mes partenaires architectes Marc Dölger et Damien Ziakovic. La prochaine étape de ce projet fait l’objet d’une commande publique de grande envergure.
Le livre est également le fruit d’une collaboration avec Mario Garcia Torres. Comment s’inscrit dans le processus?
Je travaille et discute beaucoup avec Mario. Ici, nous reproduisons, sur la couverture, notre dernier projet: DISAPPERING A WORK OF ART AS A WAY TO QUESTION THE REAL EXISTENCE OF IT, 2007 où nous avons fait disparaître une sculpture par un prestidigitateur laissant simplement au sol sa cape, son outil de travail… c’est une substitution, nous attendons patiemment qu’elle réapparaisse. il nous semblait que cette couverture faisait sens, présentant en son intérieur le projet d’une sculpture.
Après ton projet a Frieze c’est la deuxième fois que tu réalises des projets spéciaux pour les foires, comment appréhendes tu ce genre d’espace? est ce diffèrent pour toi que l’espace d’un musée ou d’une biennale? est ce que cela doit à présent faire partie intégrante des espaces à exploiter par les artistes?
La foire et les projets commissionnes doivent être appréhendés en terme de format. C’est une chose à rendre consciente afin de répondre de manière dynamique et cela peut être extrêmement productif. Dans le cadre de Frieze Art Fair, commission 2006, je présentais WHY IS A RAVEN LIKE A WRITING DESK, véritable exposition prenant place au centre de la foire, à l’emplacement d’un stand classique. L’exposition proposait des nano-sculptures développées en collaboration avec le CNRS, en quelques sorte, la présentation et la vente de sculptures invisibles dans l’une des foires les plus incisives du marché.
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Loris Gréaud
Nothing is true everything is permitted
Published December 2007







Corinnemarchetti est le nom d’artiste de corinnemarchetti. Il y a un monde où corinnemarchetti est artiste à temps plein, dimanches et mois d’août compris, un monde constitué de longues plages de temps libre. C’est un monde de vacance, un monde où l’on s’autorisera à prendre nos réalités pour des désirs. Où être carnivore peut vouloir dire se nourrir d’animaux en peluches. Un monde semblable à celui où vivraient thebeatles s’ils étaient restés dans le jaune sous-marin. Un monde que l’on pénètre à grand coup de formules magiques, où l’on bricole les objets comme les formules. Où qui vole un œuf vole un œuf. Où les carottes d’un révolutionnaire sont aussi longues à cuire que celles d’un bourgeois. Où les carottes de mes amis révolutionnaires ou bourgeois sont : a) mes amies, b) des carottes. Un monde habité par des êtres parfois rigolards parfois mélancoliques, où les anciens rêves collectifs sont devenus des pensées partageables. C’est un monde favorable au Soyez impossibles. Un monde ami du monde des jouets tel que Lumignon le décrit à Pinocchio : « la semaine se compose de six jeudis et d’un dimanche. Figure-toi que les vacances commencent le 1er janvier et finissent le 31 décembre. » 








